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Optimiser la surveillance de la grippe aviaire dans la Caraïbe : 14 experts caribéens formés

Du 19 au 23 juin 2017, le troisième module d’une série d’ateliers de formation sur les systèmes d’information géographique (SIG), la cartographie des risques et la surveillance basée sur le risque a eu lieu à Montego Bay en Jamaïque. Cet atelier était organisé en parallèle du 12ème comité de pilotage du réseau caribéen de santé animale (CaribVET) et de la 17ème réunion des chefs de service vétérinaires du Caricom.

Afin de détecter au plus vite les émergences de grippe aviaire dans un contexte caribéen limité en ressources, les efforts de surveillance doivent se concentrer sur les zones les plus risquées. Pour sensibiliser les acteurs de la surveillance à cette démarche, un programme de formation a été élaboré, il y a deux ans, par le réseau caribéen de santé animale CaribVET, dans le cadre du projet européen Epigenesis coordonné par le Cirad en Guadeloupe.

Mettre en place une surveillance basée sur le risque dans la Caraïbe  

Le troisième atelier de ce programme s'est déroulé du 19 au 23 juin auprès de 14 participants de 10 pays du Cariforum (Sainte Lucie, Haïti, Suriname, Belize, Saint Vincent et Grenadines, Jamaïque, Barbade, République Dominicaine, Guyana et Trinité et Tobago). Il est venu renforcé les capacités nationales en matière d’analyse et de cartographie des risques d’introduction, d’établissement et de dispersion de virus Influenza Aviaire. Il a aussi permis d’élaborer des protocoles de surveillance basée sur le risque à partir des cartes de risque, en prenant en compte les ressources humaines et financières disponibles.

"Chaque pays participant a produit, lors de l'atelier, une carte de risque d’occurrence, une combinaison des risques d’introduction et de dissémination", explique Jennifer Pradel, épidémiologiste au Cirad et coordinatrice de CaribVET. Pour les réaliser, les experts rassemblés lors de l’atelier ont discuté et validé l’influence de divers facteurs de risques tels que les mouvements de volailles inter et intra-nationaux, les densités animale et humaine, le réseau routier, la localisation des zones humides favorables aux oiseaux migrateurs, etc. "Les cartes illustrent les variations spatiales du risque à l’échelle de la municipalité,  permettant aux participants de développer des protocoles de surveillance basés sur le risque", poursuit-elle.

Les résultats ont ensuite été présentés et discutés au cours du 12ème comité de pilotage de CaribVET pour définir des recommandations et réviser le programme d'actions de surveillance. Ainsi, chaque participant a rédigé une feuille de route décrivant le calendrier d’activités des prochains mois et programmé la collecte des données manquantes pour évaluer plus finement les risques. Ces résultats devraient aider les autorités vétérinaires à optimiser leurs systèmes de surveillance en ciblant plus efficacement les zones à risque. 

Un programme de formation organisé et encadré par CaribVET

Ce programme de formation a été mis en place par le réseau CaribVET dans le cadre du projet européen 7ème PCRD/Regpot Epigenesis coordonné par le Cirad en Guadeloupe. Il a été cofinancé par le département Américain de l’Agriculture (USDA-APHIS-IS), l’Institut Interaméricain de Coopération en Agriculture (IICA) via le projet européen 10ème FED/EPA SPS et le Cirad.

Près d'une trentaine d'agents des ministères de l'agriculture, vétérinaires ou encore responsables de l’organisation du système de santé animale ont bénéficié de ce programme (systèmes d’information géographique, cartographie des risques, principes de la surveillance basée sur le risque).

Le programme est coordonné par CaribVET dans le cadre du plan régional de préparation à l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) en collaboration avec :

  • les services vétérinaires du Caricom et des états membres associés, de Cuba et de la République Dominicaine, des départements français et les territoires américains et néerlandais, 
  • le secrétariat du Caricom, 
  • l’Agence Caribéenne de la Santé Agricole et de la Sécurité Alimentaire, 
  • l’Association Caribéenne des Volailles, 
  • l’Organisation Mondiale de la Santé Animale,
    l’Organisation de l’Alimentation et de l’agriculture des Nations Unies, 
  • l’Institut Inter Américain pour la Coopération en Agriculture, 
  • le Département Américain de l’Agriculture, 
  • l’organisation PanAméricaine de la Santé, 
  • le Centre National de Santé de l’agriculture et de l’élevage de Cuba, 
  • le Cirad, 
  • l’Université West Indies.

Publiée : 17/07/2017

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